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29/01/2019

Une journée au Sirha


Une fois n'est pas coutume, c'est à la première personne que les Nouvelles Gastronomiques Côte d'Azur et Monaco entraînent leurs lecteurs dans une journée non-stop Nice-Sirha-Nice. Un reportage clin d'œil et un hommage à tous ceux qui sont pour toute une semaine dans ce temple de la gastronomie qui a su acquérir au fil des éditions une stature mondiale.



Effervescence sur le stand Eberhardt frères. © Fabrice Roy
Effervescence sur le stand Eberhardt frères. © Fabrice Roy
Départ au petit matin. Je me suis accordé une journée marathon pour visiter le Sirha. Apparemment, je ne suis pas le seul. Le train de 5h57 au départ de Nice se remplit doucement au fil des gares, Antibes, Cannes, Les Arcs,… Devant moi, une jeune fille est en panique. Elle a oublié son portefeuille, son argent et tous ses papiers en partant de chez elle. Conversation tendue au téléphone avec ses parents. Finalement elle descendra à Antibes… Sac à dos, nuit froide et un train raté…
Alors que les gares distillent chichement un petit contingent de passager à chaque arrêt, Toulon nous en livre une véritable horde, pacifique cela dit. J’utilise les services de Ouigo, un TGV low-cost mais confortable. J’ai pris l’option « place avec prise de courant ». Pratique pour qui, comme moi, est toujours en manque de jus pour regonfler son Iphone. Je me lève pour aller prendre un café à la voiture-bar et je retourne m’assoir. Il n’y a pas de voiture-bar sur Ouigo. J’attendrai donc Lyon pour le petit déjeuner… en même temps, pour 15 euros l’aller, je ne vais quand même pas la ramener…
8h44: arrivée à Aix, dernier arrêt avant Lyon Saint Exupéry. Là aussi, il y a du monde sur le quais. Ceux-là semblent plus frais que les autres. Il est vrai qu’ils ont eu un petit rab de sommeil par rapport aux niçois qui ont dû se lever à 4h45. Une petite voix zézaye quelques mots de bienvenue et nous signale que la poubelle est collective. C’est d’accord camarade! Le soleil s’invite dans le wagon et nous arrose copieusement d’une lumière chaude et bienvenue. Je me replonge dans ma liste de trucs à faire. J’ai préparé quelque peu mon itinéraire de salon, en repérant les exposants qui m’intéressent.
Arrivée à la gare de destination. Une petite troupe équipée de valises à roulettes se dirige vers la sortie. Des blousons rouges logistique Sirha nous accueillent avec un large sourire. Dehors, ça pique. J’hésite entre un Uber et la navette train+bus. Uber: 43 euros l’aller. Navette: 24,5 euros l’aller-retour. Le choix est vite fait. D’autant plus que le bus emprunte un corridor particulier qui lui permet d’éviter la queue interminable que font les voitures et donc les Uber avant de livrer leur précieux fardeau.

Michel Jocaille et Imfum. © Fabrice Roy
Michel Jocaille et Imfum. © Fabrice Roy
Une fois sur place, je rejoins la salle de presse, petit café, vestiaire. Je conserve mon appareil photo et je me rends sur le stand de Unilasalle où le Chef Michel Jocaille doit faire la démonstration du procédé Imfum de mon partenaire annonceur la Société Milord. Il s’agit d’un système breveté qui permet de donner un goût fumé, sans fumoir, par imprégnation sous-vide. Les produits fumés, foie gras, aiglefin, sont déposés sur des petites tranches de pain aussitôt englouties par un public plutôt conquis.
Le temps de saluer David et Noëlle Faure qui passaient par là juste à cet instant et je tente un déplacement vers le stand Eberhardt Frères, fendant une foule de plus en plus nombreuse. La station Châtelet aux heures de pointes, à côté, c’est bambi… On lâche des « pardon », et des « excusez-moi » en moyenne toutes les sept secondes. Comme on approche de 13 heures, les démonstrations battent leur plein. Je capte au passage un petit morceau de côte de bœuf juste saisi, tendu par une gravure de mode tout sourire. J’arrive enfin sur l’espace Eberhardt à temps pour déguster une pizza du Chef Gennaro Nasti et découvrir une gamme toujours plus large d’équipements pour professionnels, depuis les meubles de froid jusqu’aux fours en passant par les caves à vin, dont j’aurai à reparler très bientôt.

Le Chef Gennaro Nasti. © Fabrice Roy
Le Chef Gennaro Nasti. © Fabrice Roy

Luc Salsedo et son épouse. © Fabrice Roy
Luc Salsedo et son épouse. © Fabrice Roy
Un quart de pizza et un verre de crémant plus tard, je me dirige vers les stands régionaux. Ce sera d’abord l’Alsace, et un bonjour à Sylvie Schott, Directrice Générale de l’ARIA Grand Est qui m’offre un café bienvenu. Il est l’heure ensuite de rendre visite aux espaces de la Chambre d’Agriculture de la Région Sud PACA. Je rencontre Luc Salsedo pour la première fois. Ce restaurateur s’est entièrement consacré à développer une gamme de produits typiquement méditerranéens, en commençant par les chips de socca, notre spécialité niçoise à base de pois chiches. Il avise une bouteille posée sur un présentoir.
- Vous savez ce que c’est?
J’ai bien une idée mais je veux qu’il m’explique.
- Euh à peu près…
- C’est une préparation prête à l’emploi pour faire sa socca soi-même. Il y a tout dans la bouteille: la farine de pois-chiches, l’huile d’olives, les épices… On rajoute de l’eau, on remue et on verse dans une poêle bien chaude.
L’imagination au pouvoir et la qualité au rendez-vous.

Didier et Sabine Ferreint. © Fabrice Roy
Didier et Sabine Ferreint. © Fabrice Roy
Quelques pas plus loin, je croise quelques producteurs des Bouches du Rhône. Parmi eux, Sabine et Didier Ferreint, qui élèvent l’asperge à Mallemort. Ils ont un book superbe avec lequel ils me détaillent les étapes de la culture depuis la plantation jusqu’aux premières récoltes, trois ans plus tard. L’asperge est l’école de la patience. L’ambiance est bon enfant, et propice aux contacts. On échange des informations, des conseils, des astuces.
L’heure avance, et je dois trouver le temps de mettre un peu d’ordre dans mes notes.

Bruno Laffargue. © Fabrice Roy
Bruno Laffargue. © Fabrice Roy
L’occasion de passer devant le stand de Bruno Laffargue et de ses macarons. Dégustation sur le pouce d’un spécimen à la banane flambée au rhum et remontée d’un pas (encore) alerte vers le centre média où je tombe sur Sandrine Kauffer.

Fabrice Roy, Anne Garabedian, Sandrine Kauffer dans la salle de presse du Sirha.
Fabrice Roy, Anne Garabedian, Sandrine Kauffer dans la salle de presse du Sirha.
Les Nouvelles Gastronomiques sont réunies et bientôt rejointes par Anne Garabédian. Photo de famille pour conclure une journée bien dense, qui me réservera encore la surprise de retrouver à la gare TGV un autre partenaire annonceur, Table et Cuisine Pro, en la personne d’Elise Bragard et de sa collaboratrice Valérie.
A l’heure où j’écris ces lignes, le train Ouigo c’est plutôt Ouidontgo ou alors Ouigoslow. 28 minutes de retard au compteur. Cela nous met l’arrivée à Nice à 23h30…






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